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Start-up DZ: la DGI lâche enfin sa circulaire, les entrepreneurs peuvent respirer

Start-up DZ: la DGI lâche enfin sa circulaire, les entrepreneurs peuvent respirer

Trois mois. C’est le temps qu’il aura fallu après le vote de la loi de finances pour que les agents des impôts sachent quoi répondre aux entrepreneurs qui frappaient à leurs guichets. La circulaire n° 15/MF/DGI/LF.2026, publiée le 31 mars, met fin à ce vide opérationnel.

Le scénario est devenu une habitude dans l’écosystème algérien : la loi passe en décembre, les entrepreneurs se précipitent dès janvier pour en bénéficier, et les inspecteurs des impôts, faute d’instructions officielles, leur opposent un haussement d’épaules. Cette fois, la fenêtre d’attente a été de trois mois. La circulaire est là, les effets sont rétroactifs au 1er janvier 2026, et les articles 100 et 101 de la LF 2026 peuvent enfin s’appliquer sur le terrain.

Six ans, pas cinq — et ce n’est pas anodin

La durée d’exonération passe de cinq à six ans maximum : quatre ans dès l’obtention du label start-up, deux ans de plus en cas de renouvellement. IRG, IBS, IFU — rien à payer pendant cette période. Pour une start-up deeptech ou une agritech qui met trois ans avant de voir sa première vraie facture, cette année supplémentaire peut représenter plusieurs dizaines de millions de dinars épargnés au moment précis où l’entreprise commence à scaler.

Mais la vraie correction de fond, c’est autre chose. La loi de finances 2026 a tranché une ambiguïté juridique qui empoisonnait l’écosystème depuis des années : les auto-entrepreneurs labellisés sont désormais explicitement éligibles aux mêmes exonérations que les sociétés. Avant ce texte, un développeur solo portant un label start-up se retrouvait dans un flou juridique que chaque inspecteur interprétait à sa façon. Ce temps-là est officiellement révolu.

Le parcours du combattant reste entier

Avoir le label ne suffit pas. L’exonération n’est pas automatique — il faut aller la chercher avec un dossier en bonne et due forme. La procédure se déroule en deux étapes distinctes, et rater l’une rend l’autre inutile.

Étape 1 : le label, à demander via le portail national des start-up auprès du comité de labellisation d’Algeria Venture. Le dossier exige :

  • Extrait du registre de commerce
  • NIF et NIS
  • Copie des statuts
  • Attestations CNAS et CASNOS
  • États financiers de l’exercice en cours

Pour les candidats incubateurs, une justification de compétences en accompagnement d’entreprises est en plus obligatoire.

Étape 2 : l’attestation d’exonération, à retirer auprès des services des impôts sur présentation de la décision d’éligibilité. C’est ce papier — et lui seul — qui rend l’avantage opposable, y compris aux douanes. Pour l’importation d’équipements, il ouvre également droit à un taux réduit de 5% de droits de douane, au lieu du taux standard.

Ce que l’État vend comme cohérence

Le dispositif fiscal s’inscrit dans un mouvement plus large que le gouvernement essaie de présenter comme une stratégie d’ensemble. Les start-up peuvent désormais s’inscrire à la Bourse d’Alger sans frais jusqu’en 2028 pour des levées jusqu’à 500 millions de dinars. Et les grandes entreprises au-dessus de 2 milliards de chiffre d’affaires sont obligées de consacrer 1% de leurs bénéfices à la R&D ou à l’innovation — une manne théorique pour les jeunes pousses, à condition que les textes d’application suivent, eux aussi, dans les trois mois.

C’est là que le bât blesse. La répétition du même schéma — loi votée, application suspendue, circulaire tardive — finit par éroder la crédibilité des dispositifs avant même qu’ils ne produisent leurs effets. Les entrepreneurs algériens le savent et le disent. L’écosystème attend moins d’annonces et plus d’exécution.

Karim Messaoudi

Karim Messaoudi est un journaliste d'investigation algérien fort de 14 ans d'expérience dans le traitement de l'information politique, économique et sociale. Collaborateur régulier d'Algerie Focus News, il a signé à ce jour 138 articles répartis sur six rubriques éditoriales, faisant de lui l'une des plumes les plus actives et les plus rigoureuses du site. Sa démarche journalistique se distingue par une approche analytique approfondie, une diversité de sources vérifiables et un ancrage fort dans les réalités du terrain algérien et maghrébin. Formation académique Le parcours de Karim Messaoudi repose sur des bases académiques solides. Il est titulaire d'une Licence en Sciences de l'Information et de la Communication obtenue à l'École Nationale Supérieure de Journalisme et des Sciences de l'Information (ENSJSI) d'Alger, établissement de référence pour la formation des futurs journalistes en Algérie. Il a ensuite poursuivi ses études supérieures avec l'obtention d'un Master en Journalisme et Communication à l'Université d'Alger 3, où il a approfondi les techniques d'enquête, l'analyse des médias, l'éthique professionnelle et les méthodologies du journalisme de données. Cette double formation lui a permis de conjuguer rigueur académique et maîtrise des pratiques rédactionnelles modernes, lui conférant une vision à la fois théorique et opérationnelle du métier. Domaines d'expertise Au fil de ses 14 années d'exercice, Karim Messaoudi s'est spécialisé dans quatre grands domaines de couverture : Politique algérienne : suivi des dynamiques institutionnelles, des élections, des rapports de force partisans et des grandes réformes de l'État algérien. Économie pétrolière : analyse experte du secteur des hydrocarbures, de l'évolution de Sonatrach, de la rente pétrolière et de la politique de diversification économique nationale. Affaires sociales : enquêtes documentées sur les conditions de vie, les inégalités, le marché du travail et les mutations du tissu social en Algérie. Diplomatie maghrébine : couverture des relations bilatérales entre les États de la région, des tensions géopolitiques et des perspectives d'intégration dans l'espace euro-méditerranéen. Sa production éditoriale reflète cet équilibre thématique : 49 articles en Actualités, 47 en Algérie, 16 en Économie, 7 sur la France, 4 en Politique et 3 en International. Accréditations officielles Karim Messaoudi est titulaire de la carte de presse professionnelle n°2847, délivrée par les autorités compétentes, confirmant son statut de journaliste professionnel à part entière. Depuis 2018, il bénéficie également d'une accréditation officielle du Ministère algérien de la Communication, lui ouvrant l'accès aux conférences de presse institutionnelles, aux sources gouvernementales et aux événements officiels de premier plan. Ces accréditations constituent une garantie de sérieux et de légitimité professionnelle auprès de ses lecteurs comme de ses interlocuteurs. Affiliations professionnelles Karim Messaoudi est membre actif de deux organisations professionnelles de référence : Syndicat National des Journalistes Algériens (SNJA) — structure représentative qui défend les droits, les conditions de travail et les libertés des journalistes algériens. Forum des Journalistes Algériens (FJA) — plateforme de réflexion et d'échange sur les pratiques journalistiques, l'éthique de l'information et le développement des médias numériques en Algérie. Son appartenance à ces deux organisations témoigne de son engagement envers les valeurs fondamentales du journalisme : indépendance, transparence et responsabilité éditoriale. Prix et distinctions Le travail de Karim Messaoudi a été reconnu à l'échelle internationale : il a reçu une mention spéciale de Reporters Sans Frontières (RSF), l'une des organisations les plus respectées dans le domaine de la défense de la liberté de la presse à travers le monde. Cette distinction salue la qualité de ses enquêtes, leur impact sur le débat public et l'engagement éthique qui les sous-tend — une reconnaissance rare qui place Karim Messaoudi parmi les journalistes algériens les plus en vue de sa génération. Présence numérique et engagement éditorial Conscient des enjeux du journalisme numérique, Karim Messaoudi est actif sur l'ensemble des principales plateformes digitales — Twitter/X, LinkedIn, Facebook, Instagram et YouTube — où il partage ses analyses, interagit avec son lectorat et nourrit le débat public en temps réel. 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