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  • Quand une finale de CAN bloque un pipeline de 6 900 km : l’étrange fragilité du gazoduc Nigeria-Maroc

    Quand une finale de CAN bloque un pipeline de 6 900 km : l’étrange fragilité du gazoduc Nigeria-Maroc

    Rabat voulait faire du gazoduc atlantique le symbole de son leadership continental. Une décision d’arbitrage à la 80e minute d’un match de football risque aujourd’hui de retarder ce projet de plusieurs années.

    Le 18 janvier 2026, Rabat. Le stade, puis les chancelleries

    La scène a duré moins de quinze minutes sur le terrain. Mais ses effets se font encore sentir trois mois plus tard dans les salles de négociation. Lors de la finale de la CAN 2025, l’équipe sénégalaise a quitté le terrain pour protester contre une décision de l’arbitre. La CAF a tranché en faveur du Maroc. Dakar a saisi le TAS. Et le 13 avril 2026, la justice marocaine a confirmé en appel la condamnation de 18 supporters sénégalais arrêtés lors des incidents.

    Ce dernier épisode judiciaire a transformé une querelle sportive en contentieux d’État. À Dakar, plusieurs figures politiques ont publiquement appelé à revoir les engagements pris avec Rabat. C’est dans ce contexte que Jeff Porter, président du cabinet North Africa Risk Consulting, a publié une note d’analyse peu commentée mais particulièrement directe : « Le Sénégal se montre actuellement moins enclin à soutenir les initiatives marocaines. »

    Traduction concrète : les réunions techniques sur le gazoduc Nigeria-Maroc, prévues au premier trimestre 2026, ont été perturbées. La partie sénégalaise a adopté un profil bas dans les groupes de travail régionaux.

    Ce que le Sénégal représente dans ce dossier — au-delà des cartes

    Le tracé du gazoduc ne longe pas le Sénégal par hasard. À la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie se trouve le gisement Grand Tortue Ahmeyim, dit GTA. C’est l’un des plus grands champs de gaz naturel offshore d’Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 450 milliards de mètres cubes rien que pour sa zone d’exploitation initiale — sur un total de 1 400 milliards de mètres cubes que le Sénégal revendique sur l’ensemble de son domaine offshore.

    Ce gisement n’est pas une option dans le projet. C’est le point d’ancrage de la première phase du gazoduc, celle qui doit permettre au pipeline d’exister avant même d’atteindre le Nigeria. Sans accès garanti à GTA, le gazoduc ne démarre pas. Et sans la coopération active du gouvernement sénégalais, les permis de transit, les accords de partage de revenus et les garanties d’investissement ne peuvent pas être signés.

    BP et Kosmos Energy, qui opèrent conjointement GTA avec la PETROSEN sénégalaise, ont par ailleurs accumulé des retards de production depuis 2024. La mise en production commerciale du site, initialement attendue fin 2024, n’est toujours pas pleinement atteinte au moment où cet article est publié.

    25 milliards de dollars et un accord qui n’existe pas encore

    Voilà le chiffre qu’on cite souvent pour ce projet. Mais ce que l’on précise moins, c’est qu’à ce jour, aucun accord intergouvernemental liant les 13 pays du tracé n’a été signé. Selon le média économique marocain Medias24, cet accord est attendu d’ici fin 2026. Il est indispensable pour créer l’autorité de projet commune, structurer le financement et lancer les appels d’offres.

    Autrement dit : en avril 2026, le projet le plus ambitieux d’Afrique en matière d’énergie n’a toujours pas de cadre juridique contraignant entre ses parties prenantes.

    IndicateurSituation actuelle (avril 2026)
    Accord intergouvernementalNon signé — attendu fin 2026
    Financement bancaireNon formalisé publiquement
    Mise en production de GTA (phase 1)En retard sur le calendrier initial
    Statut diplomatique Maroc-SénégalDégradé depuis janvier 2026
    Premières livraisons de gazPrévues au plus tôt en 2031

    Ce tableau ne signifie pas que le projet est mort. Il signifie qu’il est encore, à ce stade, plus politique qu’industriel.

    NARCO pointe un problème que personne ne veut nommer : le marché

    Le cabinet North Africa Risk Consulting ne se contente pas de signaler la crise diplomatique. Il pose une question plus inconfortable : qui va acheter ce gaz, et à quel prix, en 2035 ?

    L’Union européenne, principal débouché visé, a fixé des objectifs de neutralité carbone pour 2050 et prévoit de réduire sa dépendance aux énergies fossiles bien avant cette date. Plusieurs États membres ont déjà annoncé la fin des nouveaux contrats de long terme pour le gaz naturel après 2030. Dans ce contexte, signer un contrat d’approvisionnement courant sur 20 à 25 ans — la durée standard pour amortir un pipeline de cette envergure — devient un exercice périlleux pour les acheteurs européens.

    Concrètement : si le gazoduc est opérationnel en 2031, il cherchera des clients dans un marché européen déjà en phase de désinvestissement gazier. C’est le paradoxe central du projet, que ni l’ONHYM ni la NNPC n’ont publiquement résolu.

    Le transsaharien, la carte algérienne que l’on sous-estime

    Pendant que le gazoduc atlantique accumule les complications, un autre tracé revient dans les discussions d’experts : le gazoduc transsaharien Nigeria-Algérie, long d’environ 4 000 km — soit 42% plus court que le tracé marocain.

    Ce projet, imaginé dès les années 1970, a été relancé par un mémorandum d’entente signé entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria en 2009. Il n’a jamais abouti, notamment en raison de l’instabilité au Sahel. Mais la configuration géopolitique a changé. L’Algérie dispose d’un atout que le Maroc n’a pas : des gazoducs transmediterranéens déjà en service — Medgaz vers l’Espagne, Transmed vers l’Italie — avec une capacité combinée de plus de 30 milliards de mètres cubes par an, aujourd’hui sous-utilisée.

    Relier les ressources nigérianes à cette infrastructure existante représente un investissement nettement inférieur au projet atlantique, pour un résultat équivalent en termes d’acheminement vers l’Europe.

    Jeff Porter le dit sans détour dans sa note d’avril 2026 : le transsaharien « présente des avantages compétitifs que le projet atlantique peine à contrebalancer dans le contexte actuel ».

    Ce que les chiffres officiels ne disent pas

    Le Maroc a officiellement investi le dossier sous l’angle de la diplomatie énergétique sud-sud. Le roi Mohammed VI a personnellement porté le projet lors de plusieurs sommets africains depuis 2016. Rabat y voit une opportunité de consolider son ancrage continental et de diversifier son rôle au-delà de sa position de carrefour entre l’Europe et l’Afrique.

    Mais ce positionnement stratégique a un coût politique : il suppose de maintenir des relations stables avec treize partenaires simultanément. Or, la gestion de l’incident de la CAN a montré que Rabat n’a pas traité la question sénégalaise avec la prudence qu’exigeait un partenariat aussi sensible. Les condamnations judiciaires de supporters sénégalais, confirmées en pleine phase de négociation du gazoduc, ont été perçues à Dakar comme un manque flagrant de sens diplomatique.

    un projet à l’épreuve de ses propres contradictions

    Le gazoduc Nigeria-Maroc ne mourra pas d’une finale de football. Mais cette crise a mis en lumière trois fragilités que ses promoteurs avaient jusqu’ici sous-estimées : la dépendance à des partenariats bilatéraux non consolidés, l’absence de cadre juridique formel après dix ans de discussions, et un marché cible européen en mutation rapide.

    L’accord intergouvernemental attendu fin 2026 sera le vrai test. S’il est signé avec le Sénégal à bord, le projet entre dans une phase concrète. S’il est repoussé, c’est le gazoduc transsaharien — plus court, moins cher, adossé à une infrastructure existante — qui reprendra naturellement l’initiative dans la compétition pour connecter le gaz nigérian à l’Europe.

  • Algérie – France/ Un réseau de change occulte démantelé à Marseille

    Un réseau de blanchiment d’argent opérant entre la France et l’Algérie a été partiellement démantelé à Marseille. Ses protagonistes échangeaient des millions d’euros contre des dinars sans que ceux-ci ne sortent du territoire national. Entreposé dans des endroits sûrs, cet argent est ensuite utilisé pour payer des fournisseurs locaux de drogue et acheter des biens immobiliers.  

    Six individus ont été interpellés fin septembre à Marseille pour leurs liens avec une organisation criminelle ayant mis sur pied un énigmatique système de compensation financière entre les deux rives de la Méditerranée. Les sommes échangées se chiffres à des millions d’euros.

    Issus de la Marseille, aucun d’eux n’avait de précédentes judiciaires et pourtant, ils faisaient parti d’une «organisation occulte autonome et détaché des groupes traditionnels de narcotrafic». Ladite organisation fonctionnait comme une chambre de compensation. Un «véritable système de change parallèle» basé sur le fait que le dinar algérien n’est ni convertible ni exportable, rapporte le quotidien français Le Monde ce lundi.

    Les investigations des services de sécurité français ont permis la saisie de 1,1 million d’euros sur la seule prise effectuée fin septembre. Plus encore, les enquêteurs ont pu reconstituer une partie du puzzle avec l’arrestation d’un certain Mohammed B., hôtelier. Cette personne aurait joué un rôle capital dans cette organisation, un rôle qui peut être comparé à celui d’un banquier recevant ses instructions d’un algérien qui lui adressait «des clients à la recherche de sommes importantes en euros».

    La combine se résume à fournir à des demandeurs algériens des sommes astronomiques en euro en échange de notre monnaie nationale.  Des transactions que les enquêteurs ont trouvé bien curieuses du fait que le dinar n’est même pas convertible. En creusant, ils ont fini par apprendre que ces dinars qui se chiffraient en milliards servaient au règlement des marchandises fournies par des barons de la drogue algériens. L’autre partie servait, quant à elle, à blanchir l’argent des trafiquants marseillais qui investissaient en masse en Algérie, que ce soit dans l’immobilier au autre.

    Ce système aurait permis «d’éviter des transferts d’argent risqués». L’argent ne circule pas, les deux parties discutent seulement du taux de change et, aux yeux des autorités algériennes, les dinars restent en Algérie. Cette affaire de blanchiment marque un changement de modus operandi des réseaux de drogue à Marseille. Un changement qui aura certainement des effets néfastes chez nous.

    En se basant sur les éléments de cette enquête, on sait déjà qu’une partie des devises qui s’échangent sur le marché parallèle algérien sont issus du trafic de drogue. Et on a également pu apprendre que l’Algérie sert de plateforme de blanchiment pour toute sorte de bandits opérant à Marseille.

    M.M.

  • Un Français menacé d’expulsion vers …l’Algérie

    Il est né en France et ne l’a jamais quitté, alors qu’il est âgé maintenant de 52 ans, pourtant, Moussa Nouï, français à part entière comme il le précise, risque l’expulsion, à tous moment, vers l’Algérie.

    Situation ubuesque de ce «citoyen» français, issu de parents d’origine algérienne, à qui l’administration et la justice refuse la nationalité française. Moussa s’est toujours fait délivré des cartes de séjour qu’il renouvelle à chaque fois. Ses frères et sœurs ont pourtant tous eu la nationalité. Mais, lui, son dossier est à chaque fois rejeté. Plusieurs médias français, y compris la chaîne de télévision «France 3» ont évoqué cette affaire.

    Né en 1962 à Port-de-Bouc, dans les Bouches-du-Rhône, celui-ci affirme pourtant qu’il ne connaît rien de l’Algérie, puisqu’il ne s’y était rendu qu’une seule fois. «je me suis toujours considéré comme Français, clame-t-il. L’Algérie, j’y suis allé une seule fois et c’est mon père qui m’a forcé à y aller en vacances lorsque j’ai eu 14 ans. Mais il n’y a rien pour moi là-bas. Ce n’est pas ma religion, ni ma culture et je n’y connais personne. D’ailleurs, j’ai vite voulu en repartir», a-t-il déclaré au journal «La Province».

    Mieux encore, il avance qu’il ne dispose même pas de passeport. Les juges, eux, lui demandent à chaque fois de prouver une présence continue sur le sol français. Et ses attestations de scolarité, de pratique du sport et les témoignages des élus de la localités, n’ont pas suffit.

    Son avocate, Me Claudie Hubert, déclare à ce propos dans le même journal : «Son problème, c’est qu’il est célibataire et que les tribunaux ont toujours plus de facilités à expulser un célibataire qu’une personne mariée avec des enfants. Sur ce genre de dossier, on a alors des refus quasi-systématique. C’est le cas avec ce jugement alors que nous avons fourni au tribunal, de nombreuses attestations, y compris des élus de Port-de-Bouc qui connaissent mon client depuis des années. Je ne vois pas comment on peut remettre en cause les attestations d’élus de la République tout de même. Je n’ai jamais vu un dossier aussi caricatural. M. Noui ne connaît pas l’Algérie, il n’a rien à y faire. Il va falloir qu’il retourne en préfecture pour que son dossier soit réexaminé. Mais en attendant, il peut être expulsé du jour au lendemain»

    Elyas Nour

  • Paris (France)/ Le terroriste de Notre Dame était journaliste à El Watan

    Devenu une attraction médiatique ces dernières heures, l’agresseur du policier posté devant la cathédrale de Notre dame de Paris, a un profil atypique. Farid Iken, originaire de la région d’Akbou, à Béjaïa, était un ancien journaliste. Il a entre autres travaillé pour le compte du quotidien El Watan.

    Farid Iken, 40 ans, a eu une vie pleine. Après des études en Algérie, il est allé en Suède où il s’est marie avec une autochtone. Il a suivi des études dans ce pays scandinave avant de revenir en Algérie en 2012. Il s’est installé dans son village et a entamé une carrière de journaliste. Il était notamment correspondant du journal El Watan. Il écrivait sur des questions de société. Il avait également fondé un site d’informations locales, Béjaïa info. Il collaborait également au HuffingtonPost.

    Ses anciens collègues de Béjaïa gardent de lui un homme calme et éloigné de la violence. Il s’intéressait aux œuvres de solidarité envers les démunis. Plus, sa famille dispose d’un café qui ouvre même durant le mois de ramadan. Il compte des proches convertis au christianisme et ne montre aucune sympathie envers les groupes terroristes. Il est même fondateur du MAK en suède !

    Reparti en France au début de l’année 2014, Farid Ikene s’est inscrit à l’université pour préparer un doctorat. Il a créé une page Facebook en signe de solidarité avec le peuple syrien. C’est sans doute durant la période allant de 2014 à aujourd’hui, que le jeune homme «parfaitement intégré», selon les témoignages de ses voisins, recueillis par les télévisions françaises, qu’il aurait basculé. Même son encadreur à la Sorbonne s’est dit étonné de le voir commettre un tel acte.

    Rania Aghiles 

  • Selon la COFACE, « Bouteflika ne se représentera pas » en 2014

    Ils sont de plus en plus nombreux ceux qui pensent que Abdelaziz Bouteflika ne briguera pas un 4ème mandat. Après Louisa Hanoune et un haut responsable à la résidence, c’est au tour d’une organisation internationale français d’indiquer, sans fournir pour autant des preuves précises, que l’actuel chef de l’Etat ne sera pas intéressé par un nouveau mandat.

    La COFACE (organisme français chargé de l’assurance du commerce extérieur) vient d’expliquer, dans un récent rapport, que le président Abdelaziz Bouteflika ne serait pas « intéressé de se représenter pour un 4èmemandat » en 2014. Le rapport, publié sur le site de la COFACE, ne précise cependant pas ses sources. Il avance juste que le chef de l’Etat algérien serait dissuadé par la multitude de problèmes sociaux économiques et sécuritaires auxquels est confrontée l’Algérie.

    Le rapport de la Coface place, en outre, l’Algérie parmi les pays «fragiles» à cause notamment des troubles sociaux. Ces protestations sociales peuvent mener le pays vers « des changements » radicaux, selon l’organisme français qui publie, régulièrement, des notes sur le risque de chaque pays. Les notes sont destinées aux entreprises françaises qui désirent étendre leurs activités à l’international.

    E. W.

  • AQMI menace à nouveau la France d’attaques terroristes

    Des services de renseignements français ont adressé au gouvernement des « rapports alarmants » concernant des menaces terroristes proférées par Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) contre la France.

    « Il y a des risques d’attentats-suicides en France », a écrit le Canard Enchaîné dans son édition du mercredi 29 août. Aucuns détails n’ont été fournis sur ces rapports ni sur leur date d’émission.

    Cette appréhension s’est révélée être partagée par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, qui aurait confirmé selon l’hebdomadaire : «La première cible d’Aqmi est la France et les Français».

    Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault confie : « Il y a depuis la crise libyenne, des armes qui se baladent et qui nous menacent directement, avec la volonté d’organiser des attentats-suicides. On surveille cela de près et on ne rigole pas avec ça».

    La rengaine terroriste

    Les menaces d’AQMI contre la France ne seraient pas nouvelles, l’organisation qui détient six Français dans le Sahel avait déjà menacé d’exécuter ces otages en janvier 2012 dans le cas où la France et ses alliés entreprendraient une opération militaire pour les libérer.

    « L’alliance des croisés menée par la France, qui soutient certains régimes comme l’Algérie et la Mauritanie, prépare une opération militaire ‘imminente’ pour libérer les otages détenus par l’organisation. S’ils autorisent cette opération, cela signifie la mort de leurs ressortissants et une atteinte à leur vie, dont ils ont la responsabilité », avait indiqué AQMI dans un communiqué.

    MM

  • Fellag/ « Vous avez raté votre colonisation. Nous avons raté notre indépendance »

     « Vous avez raté votre colonisation. Nous avons raté notre indépendance. France et Algérie sont quittes ». C’est avec ces mots audacieux que Fellag, le célèbre humoriste algérien, s’est prononcé sur l’actuelle polémique concernant la reconnaissance des crimes coloniaux commis par la France en Algérie. 

    Au micro de la radio France-Inter, Fellag s’est exprimé sans aucune langue de fois sur l’actualité politique française et algérienne alors qu’il prépare la promotion de son nouveau spectacle Bled Runner. « La colonisation est un fond de commerce très puissant », a estimé encore l’humoriste algérien en faisant allusion aux réactions hostiles suscitées par la prise de position d’Emmanuel Macron, le candidat français à l’élection présidentielle en France, qui avait déclaré à Alger que le « colonialisme est un crime contre l’humanité ».

    Concernant la situation de son pays natal,  Fellag a estimé que « l’Algérie d’aujourd’hui est une catastrophe à cause de l’école qui a cassé l’apprentissage de la liberté ». Concernant enfin son spectacle, l’humoriste a fait savoir justement qu’il constitue « une exploration de la colonisation par un enfant de 5 ans ». Soulignons en dernier lieu qu’après une tournée en région parisienne et un tour de France, Fellag s’installe au Théâtre du Rond Point à Paris.

  • Mali : vers une intervention militaire au 1er semestre 2013

    L’intervention militaire contre les groupes djihadistes qui imposent leur loi au nord du Mali ne saurait tarder. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a même annoncé une date.  Dans une interview accordée au quotidien français catholique « La Croix »,  parue lundi et citée par l’agence Reuters, le ministre français a précisé que cette intervention militaire  sera conduite par une force africaine et pourrait intervenir au premier semestre 2013.  Cette opération viserait, d’après le ministre français, à chasser les rebelles islamistes du nord du Mali.

    Selon les explications fournies par le ministre français, cette force s’appellera « Afisma » et elle devrait compter jusqu’à 3.300 hommes. Son rôle consistera à aider les forces gouvernementales maliennes à reprendre les zones du nord du pays.  « La France apporte un soutien technique à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans la constitution d’une force capable d’aider le Mali à retrouver l’intégralité de son territoire. Le concept opératoire est en train de s’affiner », a détaillé le chef de la diplomatie française dans les colonnes du quotidien La Croix. Jean-Yves Le Drian a révélé également qu’un contingent européen de 400 militaires sera constitué au début de l’année prochaine avant d’être envoyé au Mali pour « former l’armée malienne et la préparer à rendre à ce pays la souveraineté sur l’ensemble du territoire ». Le ministre français a, néanmoins, assuré que ces militaires ne participeraient pas aux opérations de combat. Enfin, le ministre des Affaires Etrangères français ne croit plus à une solution politique au Nord du Mali.  « Pour l’instant, il n’y a pas de solution politique au Mali », a-t-il estimé pour affirmer que l’intervention militaire est devenue, ainsi, inéluctable.

  • Algérie – Maroc/ Fortification des frontières en cours

    Sur fond de crise diplomatique, l’Algérie et le Maroc se livrent une course effrénée pour rendre hermétiques leur frontière commune. Alors que le Maroc a annoncé le lancement d’un satellite de surveillance le 8 novembre prochain, l’Algérie active pour ériger son mur d’isolation high-tech.

    Une commission de haut niveau composée d’officiers de haut rang, des responsables de premier plan des ministères de l’Intérieur, des Travaux publics, des Technologies de l’information et des Télécommunications, a été installée pour superviser la construction du mur high-tech du côté algérien, rapporte le quotidien El Bilad.

    À en croire la publication, le mur d’isolation qui est en train d’être érigé sur les frontières ouest du pays intègre un système de surveillance technologique doté d’un réseau de caméras ainsi que des radars conçus en Algérie en partenariat avec une firme allemande. Le projet avait accusé du retard avant d’être relancé récemment, notamment après la dégradation des relations entre les deux pays suite aux déclarations du ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, qui a accusé le royaume de blanchir l’argent du hachisch dans les banques africaines.

    Pour Alger, la construction d’une telle barrière est essentielle. Pour la justifier, les autorités évoquent les menaces sécuritaires. On parle notamment d’opérations d’espionnage, mais aussi de contrebande et de trafic de stupéfiants. La construction d’un tel mur est une mesure préventive, affirme El Bilad citant des sources proches du dossier. Cependant, aucune information concernant le coût de ce projet n’a pu filtrer.

    De l’autre côté de la frontière, on ne reste pas les bras croisés. Au Maroc, les autorités ambitionnent de lancer un satellite de surveillance le 8 novembre prochain. Les raisons évoquées sont aussi d’ordre sécuritaire. Le royaume chérifien reproche à l’Algérie des immixtions dans ses affaires internes. Ce satellite lui permettra donc de surveiller sa frontière commune avec son voisin de l’Est. Mais il est aussi question de mettre fin au trafic de psychotropes, indiquent les médias marocains. Le dispositif permettra également d’obtenir des renseignements sur les installations militaires et les mouvements de troupes de ses voisins, l’Espagne, l’Algérie ou encore le Front Polisario

    Cet equipement d’observation de la gamme Pléiade d’EADS Astrium, a été acheté  auprès d’équipementier français, et il sera mis en orbite le 8 novembre à Kourou, en Guyane française. Le coût total du programme, qui comprend deux satellites, le premier lancé en novembre,le second en 2018, est estimé à environ 500 millions d’euros, indique le quotidien espagnole El Pais.

    M.M.

  • Pronostic Algérie – Angola 15/01/2023 CAN : Les Fennecs Prêts à Démarrer en Force

    Algérie Foot: L’excitation est à son comble alors que l’Algérie se prépare à affronter l’Angola lors de son premier match de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023. Double vainqueur du tournoi en 1990 et 2019, l’Algérie compte bien marquer son territoire et briller lors de cette édition. Mais l’Angola, malgré ses récentes difficultés, ne compte pas se laisser faire. Analysons les forces en présence et les enjeux de cette rencontre captivante.

    L’Algérie : Prête à Regagner le Titre ?

    L’Algérie aborde la CAN 2023 avec détermination et ambition. Éliminée prématurément lors de la CAN 2021, l’équipe nationale algérienne est sur une série impressionnante de treize matches sans défaite. Durant cette période, elle a marqué douze buts et réalisé trois cleans sheets consécutifs lors de ses trois derniers matchs.

    Le parcours des Fennecs lors des éliminatoires à la CAN témoigne de leur solidité. Avec cinq victoires et un match nul, ils ont assuré leur qualification pour la compétition en maintenant une défense solide tout au long de ces rencontres.

    L’équipe au complet, avec ses grandes stars telles que Riyad Mahrez, a récemment atteint la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CHAN), une compétition réservée aux joueurs évoluant dans les championnats nationaux. Bien qu’ils aient perdu en finale contre le Sénégal aux tirs au but, cette performance a montré la qualité et la profondeur de l’effectif algérien.

    La défense a été le point fort de l’Algérie, avec quatre clean sheets en six matches lors des éliminatoires. Les attaquants, tels que Islam Slimani, Baghdad Bounedjah et Mohamed Chaibi, ont également été décisifs, contribuant à la réussite offensive de l’équipe. Actuellement classée 34ᵉ au classement FIFA, l’Algérie aspire à une performance majeure lors de la CAN 2023.

    Les Cinq Derniers Matchs de l’Algérie :

    • Algérie 4-0 Burundi (09/01/23)
    • Togo 0-3 Algérie (05/01/23)
    • Mozambique 0-2 Algérie (19/11/23)
    • Algérie 3-1 Somalie (16/11/23)
    • Algérie 0-0 Tanzanie (07/09/23)

    Points Clés pour l’Algérie :

    • Double vainqueur de la CAN en 1990 et 2019.
    • Invaincue lors des treize derniers matches (10 victoires et 3 nuls).
    • Douze buts inscrits lors des quatre derniers matchs.
    • Équipe au complet, avec ses grandes stars.
    • Atteinte de la finale de la CHAN 2023.
    • Invaincue lors des éliminatoires à la CAN avec cinq victoires et un match nul.
    • Actuellement classée 34ᵉ au classement FIFA.

    L’Angola : À la Recherche d’une Surprise

    L’Angola, de son côté, a connu des difficultés ces dernières années. Depuis ses exploits en 2008 et 2010, où elle a atteint les quarts de finale de la CAN, l’équipe n’a pas réussi à dépasser le premier tour des compétitions majeures.

    Les récents résultats enregistrés par l’Angola montrent une compétence défensive indéniable, mais des difficultés offensives évidentes. L’équipe a enregistré quatre matchs nuls 0-0 lors de ses quatre derniers matchs, illustrant ses problèmes pour trouver le chemin des filets.

    Pendant les éliminatoires à la CAN, l’Angola s’est classée deuxième du groupe E avec neuf points, derrière le Ghana avec douze points. Bien que l’équipe ait perdu seulement 1-0 contre le Ghana à l’extérieur, elle a montré une défense solide en n’encaissant que cinq buts en six matches.

    Cependant, la faiblesse du secteur offensif est préoccupante, avec seulement un but marqué au cours des sept dernières rencontres. L’Angola cherche à trouver l’équilibre entre sa solide défense et une attaque plus efficace pour réaliser une performance surprenante lors de la CAN 2023.

    Les Cinq Derniers Matchs de l’Angola :

    • RD Congo 0-0 Angola (06/01/24)
    • Maurice 0-0 Angola (21/11/23)
    • Cap-Vert 0-0 Angola (16/11/23)
    • Angola 0-0 RD Congo (17/10/23)
    • Angola 1-1 Mozambique (13/10/23)

    Points Clés pour l’Angola :

    • Équipe n’a pas dépassé le premier tour depuis 2010.
    • Actuellement classée 118ᵉ au classement FIFA.
    • Quatre matchs nuls 0-0 lors des quatre derniers matchs.
    • Seulement un but inscrit lors des sept derniers matchs.
    • Deuxième du groupe E des éliminatoires à la CAN avec neuf points.
    • Cinq buts encaissés lors des éliminatoires à la CAN en six matches.

    Confrontation à Venir :

    Le match entre l’Algérie et l’Angola aura lieu ce lundi à 21 heures au Stade de Bouaké, à Bouaké. Il sera diffusé sur BeIN SPORTS 1, offrant ainsi aux fans de football africain une occasion exceptionnelle de suivre ce duel fascinant.

    La confrontation entre l’Algérie et l’Angola s’annonce palpitante, avec des enjeux importants pour les deux équipes. L’Algérie, avec sa série d’invincibilité et son équipe au complet, est le favori, mais l’Angola ne manquera pas de défendre sa compétence défensive. Les amateurs de football peuvent s’attendre à un match intense et imprévisible qui marquera peut-être le début d’une belle aventure pour l’une de ces équipes dans la CAN 2023. Restez connectés pour suivre ce match captivant et découvrir quelle nation sortira victorieuse de ce face-à-face épique.