Étiquette : Start-up

  • L’Algérie Poursuit son Avancée Technologique avec le Lancement de la Plateforme Numérique pour le Financement des Start-up

    L’Algérie, à l’aube d’une ère d’innovation et de développement économique, franchit une nouvelle étape cruciale avec le lancement d’une plateforme numérique dédiée aux conseillers en investissement participatif. Cette initiative, annoncée par le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Yacine El-Mahdi Oualid, lors du premier forum annuel de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB), ouvre la voie à un financement accru des porteurs de projets et des start-up.

    Un Pas de Géant vers l’Innovation Financière

    La plateforme, nommée crowdfunding.dz, a pour objectif de faciliter le financement des start-up en mettant en relation des bailleurs de fonds et des entrepreneurs. Le ministre Oualid a souligné que cette initiative permettrait de diversifier les sources de financement pour les projets innovants, offrant ainsi de nouvelles opportunités aux entrepreneurs algériens. Il a également rappelé l’existence d’une culture bien ancrée de financement participatif en Algérie, comparable à la traditionnelle « touiza, » où la communauté contribue financièrement à un projet.

    L’Encadrement du Financement Participatif

    L’activité de financement participatif en Algérie sera bientôt encadrée par le règlement de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (règlement 23-01). Ce règlement fixera les conditions d’agrément, d’exercice, et de contrôle des conseillers en investissement participatif (CIP). Cette réglementation vise à garantir la sécurité des investisseurs et la transparence des opérations.

    Le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises prévoit également de collaborer avec le secteur privé pour stimuler le financement des start-up, en accordant divers avantages fiscaux aux opérateurs économiques. Cette approche encourageante montre l’engagement du gouvernement à soutenir l’innovation et l’entrepreneuriat.

    Le Financement Participatif en Algérie et dans le Monde

    Le financement participatif, également connu sous le nom de crowdfunding, est un moyen de collecter des fonds en ligne auprès d’un large groupe d’individus via une plateforme numérique. Ce mécanisme permet de rassembler des investisseurs et des porteurs de projets, créant ainsi une synergie financière.

    L’Algérie suit ainsi les traces d’une tendance mondiale en plein essor. Lors de son intervention, l’enseignant-chercheur à l’université de Malaya (Malaisie), Dr. Salah Eddine Youcef Aziz, a présenté le cadre organisationnel et l’expérience de la Malaisie dans le financement participatif. Les transactions mondiales liées à ce mode de financement sont passées de 1,5 milliard de dollars en 2011 à 140 milliards de dollars en 2022. La Chine se démarque avec une part de marché de 60 à 100 milliards de dollars, tandis que les plateformes conformes à la charia musulmane gagnent du terrain, favorisant les « projets éthiques. »

    Le Rôle Crucial de la COSOB

    La Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB) joue un rôle central dans l’encadrement et le développement du financement participatif en Algérie. Le directeur du développement et de la surveillance du marché auprès de la COSOB, Kamel Taleb, a souligné que le financement participatif renforçait l’inclusion financière de manière générale et qu’il gagnait du terrain à l’échelle mondiale.

    Il a également précisé que la valeur maximale des financements destinés aux start-up au niveau des plateformes de financement participatif serait de 20 millions de dinars sur 12 mois. La COSOB s’engage à contrôler l’activité des conseillers en investissement participatif (CIP) pour assurer un environnement sûr et équitable pour les investisseurs et les entrepreneurs.

    Les Perspectives de l’Investissement Participatif en Algérie

    La première séance du forum a mis en avant le cadre juridique de l’investissement participatif en Algérie. Les participants ont discuté du processus d’octroi de l’agrément et des conditions d’exercice de l’activité de CIP, ainsi que de l’évolution de l’écosystème des start-up en Algérie.

    La deuxième séance a examiné l’importance du financement participatif pour les start-up et les petites et moyennes entreprises. Les facteurs de succès du financement participatif en Algérie ont été présentés, tout comme le rôle essentiel des incubateurs dans l’accompagnement des start-up.

    Enfin, la troisième séance a abordé les avantages des techniques numériques pour l’inclusion financière et leur impact sur l’accès aux services financiers. Les perspectives futures de la numérisation et de la technologie financière en Algérie ont également été discutées.

    Le lancement de la plateforme numérique pour le financement des start-up en Algérie est une étape majeure vers l’encouragement de l’innovation et le développement économique. Cette initiative témoigne de la volonté du gouvernement de soutenir les entrepreneurs et de diversifier les sources de financement. L’Algérie rejoint ainsi le mouvement mondial du financement participatif, offrant de nouvelles opportunités pour les start-up et contribuant à renforcer l’économie du pays.

  • La Maison Blanche reconnaît les « risques » de frappes en Syrie

    Un haut responsable de la Maison Blanche reconnait que des frappes en Syrie pourraient entraîner les Etats-Unis dans une guerre civile.

    Ce dimanche, le secrétaire général de la Maison Blanche Denis McDonough était l’invité de la chaîne américaine CNN. Le haut responsable a reconnu que des frappes en Syrie pourraient avoir des conséquences plus larges que prévu. Entres autres choses, les Etats-Unis pourrait se retrouver traîné au milieu d’une guerre civile :

    Nous devons faire très attention, être précis dans notre ciblage, limité dans notre engagement pour justement ne pas s’y retrouver traîné dedans.

    Denis McDonough a répété que l’administration Obama n’envisageait que des frappes limitées, ce qui dément les informations du Los Angeles Times sur une intervention de plus grande ampleur. Le secrétaire général de la Maison Blanche se veut alarmiste :

    Il y a aussi, c’est évident, un risque de réaction et de représailles contre nos amis. Nous nous préparons à toute éventualité et nous sommes prêts.

    Il a aussi précisé que le cas syrien est très particulier :

    Ce n’est pas l’Irak ou l’Afghanistan, ce n’est pas la Libye.

    Toutefois, les Etats-Unis ne renoncent pas à leurs projets militaires :

    Les risques d’inaction sont plus grands que ceux de l’action.

    Avant toute intervention, l’Amérique doit d’abord obtenir le feu vert du Congrès qui se réunit dès ce lundi pour examiner l’opportunité de frappes militaires.

  • Bouteflika rend hommage au général Vô Nguên Giap

    Le président Abdelaziz Bouteflika a rendu dimanche 6 octobre un hommage appuyé au général Vô Nguên Giap, décédé samedi à l’âge de 102 ans.

    Abdelaziz Bouteflika le promet. Les Algériens n’oublieront jamais leur ami vietnamien, le général Vô Nguên Giap, mort samedi 5 octobre à l’âge de 102 ans. Son nom « restera à jamais gravé dans la mémoire du peuple algérien », a ainsi souligné le chef de l’Etat dans un message de condoléances adressé au président du Vietnam, Truong Tan Sang.

    Fils de paysan et compagnon de lutte de Hô Chi Minh, le général Vô Nguên Giap a été un exemple pour tous les nationalistes algériens, qui ont combattu les colons français. C’est effectivement l’homme qui a humilié l’armée française durant la bataille de Diên Biên Phu en 1954, arrachant l’indépendance du Vietnam. « Le peuple algérien, comme tous les peuples qui connaissent le prix de l’indépendance et la liberté, s’incline aujourd’hui devant la mémoire du général Giap et s’associe à l’hommage que lui rend le peuple vietnamien », écrit le Président de l’Algérie.

    « C’est une grande perte que nous venons de subir, vous Vietnamiens et nous Algériens, que celle du général GIAP. Son immense contribution à l’indépendance de son pays, puis à sa réunification, est un héritage précieux que les générations vietnamiennes présentes et à venir, auront à c£ur de conserver et de préserver », a ajouté Abdelaziz Bouteflika dans son message.

  • Chronologie. Les dates-clés du conflit au Mali

    Trois groupes rebelles du Nord Mali ont signé lundi 9 juin la Déclaration d’Alger, dans laquelle ils réaffirment leur volonté d’œuvrer à la « consolidation de la dynamique d’apaisement en cours » et de s’engager dans un dialogue national inclusif. Un signe positif pour la résolution d’un conflit qui dure depuis plus de 2 ans. Retour sur les dates-clés de ce conflit.

    carte Mali

    17 janvier 2012 – Premiers affrontements dans le nord du Mali entre l’armée malienne, les rebelles touaregs du MNLA et des mouvements islamistes.

    1er février 2012 – Le président Touré lance un appel au calme et à l’unité à la télévision nationale.

    3-8 février 2012 – Offensives des rebelles sur les villes de Kidal, Tessalit et Tinzawaten.

    17 février 2012 – Rencontre des chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Nigéria. La CEDEAO condamne la rébellion du MNLA et apporte son soutien à l’État malien.

    21 mars 2012 – Mutinerie des soldats de l’armée malienne à Gao et Bamako pour protester contre la mauvaise conduite de la guerre et le manque de ressources. Les troupes mutinées convergent vers le palais présidentiel.

    22 mars 2012 – Dans un communiqué, un groupe de soldats se présentant comme le Comité national pour le redressement de l’État et la restauration de la démocratie (CNRDRE) annonce un coup d’État. Le CNRDRE suspend la constitution, ferme les frontières et met en place un couvre-feu.

    26 mars 2012 – La prise du pouvoir par le CNRDRE est condamnée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui « exige la fin des violences », la « restauration de l’ordre constitutionnel » et la tenue des élections à la date prévue.

    29 mars 2012 – La CEDEAO se réunit en Côte d’Ivoire et adresse un ultimatum au CNRDRE : ce dernier doit quitter le pouvoir dans les 72 heures ou faire face à de lourdes sanctions.

    30 mars 2012 – Les rebelles prennent le contrôle de Kidal.

    31 mars 2012 – Le MNLA s’empare de Gao.

    2 avril 2012 – La CEDEAO décrète un embargo total contre le nouveau régime malien. : « toutes mesures diplomatiques, économiques, financières et autres sont applicables à partir d’aujourd’hui et ne seront levées que quand l’ordre constitutionnel sera effectivement rétabli ».

    3 avril 2012 – Malgré les sanctions décidées par la CEDEAO, la junte militaire refuse de quitter le pouvoir.

    5 avril 2012 – Le Conseil de sécurité des Nations Unies lance un appel au cessez-le-feu dans le nord du Mali et au retour de la démocratie.

    6 avril 2012 – Le MNLA proclame l’indépendance de l’Azawad et annonce la fin de ses opérations militaires dans le nord du pays.

    12 avril 2012 – Dioncounda Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale, est investi président du Mali.

    30 avril 2012 – Des attaques sont menées par les forces restées loyales à l’ex-président Touré. Les combats font 22 morts et des dizaines de blessés.

    19 mai 2012 – Un accord est conclu entre la junte militaire et la CEDEAO. L’amnistie est garantie aux militaires putschistes et le président Traoré est confirmé à son poste pour un an.

    21 mai 2012 – Le président Traoré est agressé dans son bureau par des manifestants. Il part se faire soigner en France.

    28 juin 2012 – Le MNLA quitte Tombouctou. Le MUJAO prend le contrôle de Gao après de violents combats contre le MNLA.

    30 juin au 2 juillet 2012 – À Tombouctou, destruction de nombreux monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO par les islamistes d’Ansar Dine.

    1er juillet 2012 – La Cour Pénale Internationale (CPI) qualifie de « crime de guerre » la destruction des lieux saints de Tombouctou.

    27 juillet 2012 – Le Président Traoré revient à Bamako. Il annonce la formation d’un gouvernement d’union nationale.

    20 août 2012 – Le Premier Ministre annonce la composition du gouvernement d’union nationale, qui comprend plusieurs personnalités proches des putschistes ainsi qu’un ministre touareg.

    9 octobre 2012 – Romano Prodi est nommé envoyé spécial pour le Sahel par le secrétaire général des Nations Unies.

    12 octobre 2012 – Le Conseil de Sécurité des Nations Unies adopte une résolution demandant aux pays de la CEDEAO de préciser leurs plans en vue d’une intervention militaire au Mali. La résolution invite également le gouvernement malien et les rebelles touaregs à entamer un processus de négociation.

    11 novembre 2012 – Réunis à Abuja, les dirigeants de la CEDEAO décident d’envoyer 3300 militaires au Mali.

    16 novembre 2012 –Ansar Dine et le MNLA se disent prêts à « un dialogue politique » avec le gouvernement malien.

    19 novembre 2012 – Les Ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE) annoncent l’envoi de 250 formateurs au Mali à partir de janvier 2012.

    10-11 décembre 2012 – Le Premier Ministre Cheick Modibo Diarra est arrêté par une vingtaine de militaires. Quelques heures plus tard, il annonce sa démission. Il est remplacé par Diango Cissoko.

    11 janvier 2013 – Début de l’opération Serval, organisée par la France sous l’égide de l’ONU.

    16 janvier 2013 – Des islamistes attaquent une installation gazière à In Amenas, « en réaction à l’ingérence de l’Algérie » qui a autorisé l’aviation française à survoler son territoire. Les forces algériennes mènent l’assaut. Bilan : 37 otages étrangers et 29 jihadistes tués.

    18-21 janvier 2013 – Les forces françaises reprennent le contrôle des villes de Konna, Diabali et Douentza.

    25-30 janvier 2013 – L’armée française reprend Gao, Tombouctou et Kidal.

    2 avril 2013 – Début de la formation de 570 soldats maliens par des instructeurs européens.

    25 avril 2013 – Le Conseil de sécurité des Nations Unies annonce l’envoi de 12600 Casques bleus au Nord Mali, dans le cadre de la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

    27 mai 2013 – Le premier tour de la présidentielle est fixé au 28 juillet

    18 juin 2013 – Le pouvoir et les rebelles touareg occupant Kidal signent un accord prévoyant un retour de l’armée à Kidal et un cantonnement des combattants touareg sur des sites de regroupement.

    1er juillet 2013 – Lancement officiel de la MINUSMA. Elle doit permettre le retrait partiel de l’armée française, le maintien de la paix et le bon déroulement de l’élection.

    28 juillet 2013 – Premier tour de l’élection présidentielle.

    11 août 2013 – Second tour de l’élection présidentielle.

    4 septembre 2013 – Ibrahim Boubacar Keïta devient Président du Mali.

    9 septembre 2013 – Un gouvernement d’ouverture est formé par le Premier ministre Oumar Tatam Ly.

    1er octobre 2013 – Regain d’instabilité à Kati et Kidal.

    2 novembre 2013 – Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français, sont enlevés et assassinés à Kidal.

    24 novembre 2013 – Premier tour des élections législatives.

    29 novembre 2013 – Le MNLA annonce qu’il reprend les armes, après des affrontements entre des touaregs et l’armée malienne à Kidal.

    14 décembre 2013 – Deux Casques bleus sont tués dans un attentat à Kidal.

    15 décembre 2013 – Second tour des élections législatives.

    8 janvier 2014 – Le Président français, François Hollande, annonce que « l’essentiel de la mission a été accompli » et qu’elle est « en train de s’achever ». En conséquence, les effectifs militaires français seront progressivement réduits.

    12 janvier 2014 – La Mauritanie et le Mali signent un accord de coopération pour lutter contre les groupes armés ou terroristes.

    18-19 janvier 2014 – Le Président IBK se rend en visite à Alger.

    18 février 2014 – Le roi du Maroc se rend au Mali. Il entend peser sur le processus de réconciliation nationale en cours face à son rival algérien, acteur majeur de ce processus.

    15 mars 2014 – Abou Dardar, chef du MUJAO, est tué par des troupes françaises.

    17 mai 2014 – Violents affrontements entre l’armée malienne et les rebelles touareg à Kidal.

    18 mai 2014 – Un cessez-le-feu est négocié par le responsable militaire des Casques bleus. Le MNLA annonce sa décision de libérer l’ensemble des prisonniers capturés la veille.

    21 mai 2014 – L’armée malienne entreprend la reconquête de la ville de Kidal. Elle subit une lourde défaite.

    23 mai 2014 – Le Président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, se rend en visite surprise à Kidal. Suite à sa rencontre avec les représentants des trois groupes rebelles du Nord Mali (MNLA, HCUA et MAA), un cessez-le-feu est signé par les deux partis (rebelles et armée malienne).

    27 mai 2014 – Le Ministre malien de la Défense, Soumeïlou Boubeye Maïga, démissionne. Il est remplacé par un officier supérieur de l’armée de l’air, Bah N’Daw.

    9 juin 2014 – Signature, à Alger, de la Déclaration d’Alger, dans laquelle les représentants des trois mouvements rebelles du Nord Mali réaffirment leur volonté d’œuvrer à la « consolidation de la dynamique d’apaisement en cours » et de s’engager dans un dialogue national inclusif.

    Chronologie réalisée grâce aux informations fournies par Courrier International, Deutsche Welle et IRIN

  • Une histoire algérienne. Vidéo exclusive du réalisateur Ben Salama : « construisons ensemble l’avenir »

    Le journaliste et réalisateur franco-algérien Ben Salama a réalisé le documentaire « une histoire algérienne » qui passera sur France 5 le dimanche 18 mars à 22h dans l’émission « La Case du siècle » présentée par Fabrice d’Almeida. A travers ce documentaire il  apporte un regard intime. Ayant vécu la guerre d’Algérie petit, il « avait envie de donner sa part de vérité ».
    Cette guerre est instrumentalisée politiquement depuis des années, il est grand temps de regarder lucidement cette période 5O ans après. Selon Ben Salama il est « important de regarder et d’écouter les souffrances et les blessures de toutes les populations d’Algérie ». Car certains esprits nous laissent penser que la guerre n’est toujours finie.

    Seulement il faut « regarder vers l’avenir et non pas ressassé (…) le passé ». Cinquante ans après, il existe toujours des tensions entres les populations des deux rives. Le réalisateur rappelle que les français et les allemands ont pu se réconcilier après la première guerre mondiale donc pourquoi pas les français et les algériens. Plein d’espoir, Ben Salama propose : « construisons ensemble l’avenir ».

    Toutefois pour construire cet avenir main dans la main il faudrait que les deux rives fassent des gestes forts pour réconcilier les mémoires et se réconcilier tout simplement. Ben Salama explique que « l’Etat français peut reconnaître sa responsabilité dans un certain nombres d’actes, de massacres qui ont été commis en 45 et plus tard lors de la guerre d’Algérie ». L’Algérie quant à elle devrait respecter les « dépouilles des harkis morts » qui ne peuvent pas être enterrés en Algérie.

    De plus, il explique que le paysan du fin fond de l’Algérie va connaître l’histoire de France, contrairement à l’intellectuel français qui ne connaît pas l’histoire de l’Algérie. Il y a ici un souci, un problème de partage des mémoires. Ben Salama exprime sa volonté de partager cette mémoire « qui est la sienne avec le reste du monde comme il partage aussi l’histoire de France ».

    Ben Salama termine sur l’idée qu’il faut que « ces mémoires soient partagées pour former une mémoire collective et un imaginaire commun ».

    Images du film en avant première :

         

    De gauche à droite : M. Rocard,  Mme Driff , M. Drai

    S. Viniger

  • Pourquoi la kalachnikov est-elle si populaire en Afrique ?

    La kalachnikov est de tous les conflits armés en Afrique. L’efficacité meurtrière de ce fusil d’assaut tient de sa facilité de maniement et de son coût peu élevé.

    Sa silhouette caractéristique est connue dans le monde entier, avec son chargeur courbe surnommé, dans certaines régions, la «corne de gazelle». Et elle a été de toutes les guerres, de la décolonisation à nos jours. Elle, c’est la kalachnikov, ou fusil d’assaut AK-47.

    L’AK-47 et ses nombreux dérivés sont, sans conteste, les armes les plus populaires de tous les temps. En Afrique, le fusil d’assaut de fabrication soviétique ou ses clones chinois et autres continuent d’être présents dans tous les conflits.

    La raison de ce succès est évidente. C’est un fusil d’assaut simple, rustique, mais d’une efficacité meurtrière. Avec sa capacité de tir de 600 coups par minute et son chargeur de trente cartouches, il confère à son utilisateur une puissance de feu rarement surpassée.

    Son imprécision relative n’a guère d’importance dans les combats rapprochés, les affrontements de rues et les embuscades, qui sont les situations où il est le plus souvent utilisé. De plus, il n’est pas nécessaire de suivre une formation poussée pour se familiariser avec son maniement.

    Son imprécision relative n’a guère d’importance dans les combats rapprochés, les affrontements de rues et les embuscades, qui sont les situations où il est le plus souvent utilisé. De plus, il n’est pas nécessaire de suivre une formation poussée pour se familiariser avec son maniement…

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    Roman Rijka