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Trafic de psychotropes à Alger : 60 boîtes cachées dans un mouton !

Illustration saisie psychotropes Prégabaline cachés dans mouton par police Alger Pêcherie

Une méthode de dissimulation aussi insolite qu’inquiétante a été découverte par la police algérienne à Alger. Des trafiquants ont caché des psychotropes de type Prégabaline dans les entrailles d’un mouton, près de la Pêcherie au centre-ville. Cette affaire, jugée au tribunal de Sidi M’hamed, met en lumière l’ingéniosité des réseaux criminels face à la vigilance des forces de l’ordre.

Le 5 mars 2026, lors d’une audience relayée par Ennahar, dix prévenus ont comparu pour possession, transport et stockage de stupéfiants, port d’armes blanches et blanchiment d’argent. L’enquête a débuté suite à des renseignements précis, menant à une descente où deux suspects, H. Fares et H. Hamid, ont été arrêtés en flagrant délit. Soixante boîtes de Prégabaline ont été saisies, partagées entre une voiture et l’animal.

Cette opération illustre un fléau croissant en Algérie, où les saisies de psychotropes explosent. Le parquet a requis 12 ans de prison ferme et 1 million de dinars d’amende par accusé. Le verdict est attendu cette semaine, au 6 mars 2026.

Découverte choc à la Pêcherie

Les faits se sont déroulés dans un quartier animé du centre d’Alger, près de la Pêcherie. Les enquêteurs de la Sûreté nationale, alertés par des renseignements, ont surveillé la zone discrètement. Ils ont repéré une voiture suspecte et un mouton, utilisé comme cache insoupçonnée.

À l’intérieur de l’animal, emballées dans un sac plastique, 60 boîtes de Prégabaline attendaient d’être écoulées. Une partie des comprimés se trouvait aussi dans le véhicule, avec des armes blanches de catégorie 6. H. Fares et H. Hamid ont été interpellés sur place.

Cette technique macabre montre comment les trafiquants adaptent leurs méthodes pour contourner les contrôles, surtout dans des zones passantes comme les marchés.

Le réseau démantelé en détail

Après les deux premières arrestations, la police a étendu l’enquête. Huit autres membres ont été appréhendés : K. Samir, B. Mohamed Anis, B. Noureddine, R. Mohamed Wassim, Dj. Mohammed Oussama, B. Sidali, K. Ahmed Ouael et L. Ayoub.

Ces suspects, tous jeunes dans la vingtaine, formaient un réseau organisé. Des saisies supplémentaires de psychotropes et d’argent issu des ventes ont suivi. Tous nient les faits en audience, se renvoyant la responsabilité.

Les chefs d’accusation incluent :

  • Possession et transport de stupéfiants à des fins de vente.
  • Stockage et dissimulation de psychotropes.
  • Port illégal d’armes blanches.
  • Blanchiment d’argent.

Audience au tribunal de Sidi M’hamed

Le tribunal de Sidi M’hamed, compétent pour les affaires criminelles graves, a entendu les prévenus le 5 mars. Le parquet, soulignant l’organisation du trafic malgré le volume modeste, a requis des peines exemplaires : 12 ans ferme et 1 million DA d’amende chacun.

Les accusés plaident non coupable. L’affaire est en délibéré, verdict prévu cette semaine. Ce tribunal traite souvent des trafics de drogue, comme des saisies record récentes de millions de comprimés.

La Prégabaline : un psychotrope addictif

La Prégabaline, médicament contre les douleurs neuropathiques, est détournée en drogue récréative surnommée « saroukh » en Algérie. Elle provoque euphorie, dépendance, troubles cognitifs et risques d’overdose.

Ses dangers incluent diabète, comportements violents et létalité à forte dose, selon des experts. En Algérie, son trafic explose : près de 4 millions de capsules saisies en 3 mois en 2025, et des records comme 3,4 millions en 2026.

AspectDétails Prégabaline
Usage médicalDouleurs neuropathiques, épilepsie 
Effets illicitesEuphorie, addiction, overdose 
Saisies récentes3,4M capsules (2026), 1,7M (2025) 

Contexte du trafic en Algérie

Le trafic de psychotropes atteint des sommets en Algérie. La DGSN et l’ANP multiplient les opérations : 850 000 comprimés à Alger en février 2026, 176 000 en novembre 2025.

Origine souvent étrangère, via frontières ou ateliers clandestins. Ces saisies protègent la jeunesse, touchée par l’addiction croissante. L’affaire du mouton s’inscrit dans cette lutte nationale intense.

Perspectives judiciaires et sociétales

Cette affaire insolite pourrait mener à des condamnations lourdes, renforçant la dissuasion. Sans verdict au 6 mars, elle pose des questions sur l’évolution des méthodes de trafic.

Les autorités intensifient la vigilance, mais le fléau persiste. Experts appellent à plus de sensibilisation sur les risques psychosociaux. Cette opération rappelle l’engagement des forces de l’ordre pour la santé publique.

La Rédaction

Staff writer at AlgerieFocus News.

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