Air Algérie prolonge la suspension de ses vols vers Doha, Beyrouth, Amman et Dubaï au moins jusqu’à nouvel ordre. Cette décision, annoncée le 5 mars 2026, répond à l’escalade du conflit américano-israélo-iranien qui paralyse le trafic aérien dans la région depuis le 28 février. La compagnie nationale priorise la sécurité de ses passagers et équipages face aux frappes de missiles et drones iraniens visant Israël et les pays du Golfe. Des milliers de voyageurs sont impactés, tandis que d’autres compagnies aériennes internationales prennent des mesures similaires. Cet article fait le point sur la situation au 6 mars 2026.
Contexte du conflit au Moyen-Orient
Le conflit a éclaté le 28 février 2026 avec des frappes conjointes américaines et israéliennes sur l’Iran, en réponse à des tensions nucléaires et à une répression sanglante de manifestations à Téhéran. Le président américain Donald Trump a justifié l’opération par la nécessité d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, affirmant que « toutes les options restent sur la table ». L’Iran a riposté par des salves de missiles et drones contre Israël, les bases américaines aux Émirats arabes unis, au Bahreïn et au Koweït, ainsi que contre des infrastructures au Liban.
Israël a lancé des opérations massives, notamment à Beyrouth, causant des explosions dans la capitale libanaise et mobilisant ses réservistes à la frontière nord. Au 6 mars, le conflit entre dans sa deuxième semaine, avec près de 2 000 frappes américaines et des centaines de cibles détruites en Iran, selon Washington. Le Hezbollah libanais, allié de Téhéran, a intensifié ses attaques, provoquant des évacuations au nord d’Israël.
Décision d’Air Algérie : détails et justifications
Air Algérie a initialement suspendu les vols vers Amman, Dubaï et Doha le 28 février, avant d’étendre la mesure à Beyrouth et de la prolonger indéfiniment le 5 mars. Dans son communiqué, la compagnie explique que « cette décision s’inscrit dans le souci de garantir les plus hauts standards de sécurité et de sûreté pour nos clients et nos équipages, suite à l’évolution de la situation dans la région ».
Les destinations touchées sont :
- Doha (Qatar)
- Beyrouth (Liban)
- Amman (Jordanie)
- Dubaï (Émirats arabes unis)
Aucune date de reprise n’est précisée, mais Air Algérie promet d’informer ses clients de tout changement. Pour les voyageurs affectés, un centre d’appels est disponible : 3302 depuis l’Algérie, ou +213 219 86 363 depuis l’étranger.
Impact sur les passagers algériens
De nombreux Algériens résidant ou se rendant dans ces villes se retrouvent bloqués. La compagnie propose des reports ou remboursements via ses agences. Certains vols de rapatriement, comme vers Dubaï, ont rentré à vide. Cette suspension perturbe les liens familiaux et commerciaux, particulièrement avec le Liban et les Émirats.
Réactions des autres compagnies aériennes
La mesure d’Air Algérie n’est pas isolée. Le ciel moyen-oriental est largement fermé, avec des espaces aériens irakiens et iraniens bouclés. Voici un tableau comparatif des suspensions annoncées :
Ces annulations en cascade touchent des milliers de vols, forçant des détours et augmentant les temps de trajet.
Enjeux sécuritaires et économiques
Les frappes iraniennes sur les bases US dans le Golfe ont créé un chaos aérien, avec des drones touchant des infrastructures pétrolières aux Émirats. L’armée britannique a signalé une attaque sur sa base à Chypre. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni se disent prêts à défendre les alliés du Golfe.
Économiquement, le conflit perturbe le commerce algérien avec le Qatar et les Émirats, premiers partenaires gaziers. Les prix du pétrole grimpent, impactant l’Algérie exportatrice. Les experts craignent une régionalisation, du Liban à l’Irak.
Perspectives et incertitudes
Air Algérie suit l’évolution heure par heure, mais la guerre pourrait durer « quatre à cinq semaines » selon Trump. Une reprise des vols dépendra d’une désescalade, improbable au 6 mars avec de nouvelles frappes à Beyrouth. Les voyageurs doivent anticiper des reports prolongés et explorer des alternatives via la Turquie ou l’Égypte. Les autorités algériennes appellent à la vigilance pour les ressortissants dans la région. Reste à savoir si des négociations omani ou onusiennes émergeront pour apaiser les tensions.


