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Retour de Hyundai en Algérie : Réseau de concessionnaires et usine en vue pour 2026

Focus News • 3 mars 2026 • A La Une,Algérie
Retour de Hyundai en Algérie : Réseau de concessionnaires et usine en vue pour 2026

Le retour de Hyundai sur le marché automobile algérien s’accélère avec la structuration d’un réseau national de distribution et l’avancée du projet d’usine. Fin février 2026, une réunion clé à Alger a réuni 11 partenaires couvrant 15 wilayas, pilotée par le représentant omanais Cheikh Salem Al Makhini Bahwan et Majestic Autos, distributeur exclusif depuis octobre 2024. Ce mouvement prépare le lancement commercial, soutenu par un investissement de 400 millions de dollars pour une usine visant 50 000 véhicules par an dès fin 2026. L’Algérie vise à devenir une plateforme régionale, avec production locale de SUV comme le Creta, berlines et utilitaires, créant emplois et intégration locale. Ce projet s’inscrit dans la stratégie gouvernementale d’industrialisation automobile, renforçant la coopération algéro-omanaise et coréenne.​

Réunion stratégique pour le réseau de distribution

Le 28 février 2026, Cheikh Salem Al Makhini Bahwan, du groupe omanais Saud Bahwan, a tenu une table ronde à Alger avec les premiers concessionnaires sélectionnés. Ces 11 partenaires représentent 15 wilayas, posant les bases d’une couverture nationale équilibrée. Les discussions ont couvert l’organisation des infrastructures, la formation des équipes, le service après-vente et l’alignement sur les standards Hyundai.

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La sélection repose sur la qualité des installations, les compétences humaines et la représentativité régionale. Bahwan a insisté sur un « retour maîtrisé et structuré », conforme aux exigences internationales de la marque. Des partenariats ont été signés avec dix distributeurs pour 14 wilayas supplémentaires, comme Ain Defla ou Annaba, avec démarrage au troisième trimestre 2026.

Le projet industriel piloté par Majestic Autos et Bahwan

Majestic Autos, en partenariat avec le groupe Bahwan, coordonne l’ensemble depuis octobre 2024. L’usine, estimée à 400 millions de dollars, sera implantée à Sidi Khettab (ex-site Sovac à Relizane). Elle entrera en production fin 2026, avec une capacité de 50 000 unités annuelles, démarrant à 30 000 la première année.

Le taux d’intégration locale débutera à 30%, via accords avec sous-traitants algériens, générant 800 à 1 000 emplois directs. À terme, exportations vers l’Afrique sont prévues après cinq ans. Ce projet positionne l’Algérie comme quatrième base Hyundai en Afrique, après l’Afrique du Sud, le Ghana et l’Éthiopie.

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Modèles prévus en production locale

La gamme cible la demande en véhicules accessibles. Voici les principaux modèles annoncés :

ModèleTypeLancement prévuRemarques 
Hyundai CretaSUV compactFin 2026Low-cost, très populaire en Algérie
Grand i10Citadine2026-20274/5 portes, économique
AccentBerline2027Sedan/hatchback, accessible
UtilitairesPick-up/LCVFin 2026Deux modèles pour pros
CitadineCompacte2028Éventuellement électrique

Ces choix répondent aux besoins locaux en SUV et berlines abordables, avec élargissement possible aux électriques.

Enjeux économiques et stratégiques pour l’Algérie

Ce retour booste l’industrie automobile nationale, aligné sur les incitations gouvernementales aux partenariats étrangers. Il prévoit des milliers d’emplois directs/indirects, transfert de technologies et renforcement de la chaîne d’approvisionnement locale. Hyundai mise sur l’accessibilité financière pour capter une part du marché, dominé par les importations.

L’ambition régionale transforme l’Algérie en hub exportateur africain. Lors de l’IATF 2025 à Alger, un prototype Creta a été teasé, confirmant l’élan. Des experts soulignent l’impact sur les Core Web Vitals des sites auto, via contenu frais sur ce buzz SEO.

Perspectives et défis à venir

Le réseau s’élargira à 48 agents sur 36 wilayas, assurant proximité et SAV premium. La production progressive – SUV/utilitaires en 2026, berlines en 2027, citadines/électriques en 2028 – anticipe la transition verte.

Des défis persistent : obtention finale des autorisations, formation massive et concurrence locale. Le gouvernement encourage ces investissements pour réduire la dépendance aux imports. Ce projet marque un tournant, dynamisant l’économie et l’emploi.