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Algérie-Niger : coopération renforcée dans l’industrie pharmaceutique

L’Algérie et le Niger viennent de sceller un partenariat stratégique dans le secteur pharmaceutique. Lors d’une réunion par visioconférence le 17 mars 2026, les ministres Wassim Kouidri et Garba Hakimi ont discuté d’approvisionnements en médicaments et de transferts techniques. Cette initiative s’inscrit dans la Déclaration d’Alger, adoptée en novembre 2025 lors d’une conférence africaine à Alger. Elle vise à booster la production locale en Afrique et à réduire la dépendance aux importations. Le Niger, souvent en rupture de stock, compte sur l’expertise algérienne du groupe Saidal. L’Algérie, qui couvre 79% de ses besoins nationaux, se positionne comme hub régional. Ce rapprochement pourrait transformer la sécurité sanitaire du continent.

Contexte de la réunion bilatérale

La rencontre a eu lieu mardi 17 mars 2026 par visioconférence. Wassim Kouidri, ministre algérien de l’Industrie pharmaceutique, a reçu Garba Hakimi, ministre nigérien de la Santé. Présents aussi : l’ambassadeur algérien au Niger, Chérif Dali de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques et Mourad Belkhelfa de Saidal.

Le Niger a exprimé son besoin urgent en médicaments et vaccins algériens. Il sollicite un appui pour bâtir son industrie locale. Kouidri a confirmé la disponibilité algérienne pour fournir ces produits et aider à créer des usines.

Cette coopération répond à des défis concrets. Le Niger dépend beaucoup des importations, aggravées par des sanctions passées.

La Déclaration d’Alger comme cadre

La conférence ministérielle africaine s’est tenue du 27 au 29 novembre 2025 à Alger. Elle portait sur la production locale de médicaments et technologies de santé. Des ministres de santé et d’industrie de plusieurs pays ont participé.

La Déclaration d’Alger engage à lever les barrières réglementaires. Elle prévoit un groupement commercial harmonisé et une plateforme pour les commandes de matières premières. L’objectif : souveraineté sanitaire africaine via transferts de technologie.

L’Algérie y a mis son expertise en avant. Des partenaires comme l’UNICEF ont salué ce leadership.

L’expertise pharmaceutique algérienne

L’Algérie produit 160 médicaments sur 20 classes thérapeutiques via Saidal. Sa capacité atteint 220 millions d’unités par an. En 2024, les exportations ont grimpé à 46 millions de dollars, contre 31 en 2023.

Saidal prépare des usines au Sud et produit des matières premières. Cela économisera 1,8 milliard de dollars en importations. L’Algérie couvre 79% de ses besoins et vise l’Afrique, l’Europe et le monde arabe.

Des partenariats comme avec Novo Nordisk renforcent les capacités locales.

IndicateurAlgérie (2024-2026)Niger (contexte)
Couverture besoins nationaux79% Forte dépendance importations 
Exportations annuelles46 M$ Non significatives
Capacités Saidal220 M unités/an Création NIPHAR en 2025 
Projets en coursUsines Sud, matières premières Besoin transferts techniques 

Besoins et défis du Niger

Le Niger fait face à des ruptures chroniques en produits pharmaceutiques. Les sanctions de 2023 ont empiré la situation. En août 2025, Hakimi visitait des dépôts pour sécuriser les approvisionnements.

La création de la Nigérienne des Industries Pharmaceutiques (NIPHAR) en février 2025 marque une ambition locale. Mais le pays a besoin d’expertise extérieure.

Cette coopération avec l’Algérie pourrait inclure approvisionnements immédiats et formation. Elle s’aligne sur les efforts continentaux.

Enjeux pour l’Afrique

L’Afrique importe 95% de ses médicaments. La production locale reste faible, malgré des ambitions comme au Nigeria (10 milliards $ d’ici 2030).

L’Algérie exporte déjà vers 13 pays africains via Saidal, dont le Niger. Ce partenariat renforce l’intégration régionale.

Perspectives et impacts attendus

Ce deal pourrait mener à des contrats d’exportation rapides. L’Algérie aidera à monter des usines nigériennes, favorisant l’emploi et la souveraineté.

À plus long terme, il booste la Déclaration d’Alger. Suivi des engagements sera clé lors de forums futurs.

Des experts saluent ce modèle. Il réduit les coûts et sécurise les chaînes d’approvisionnement.

En conclusion, cette coopération Algérie-Niger illustre un africain uni face aux défis sanitaires. Elle passe de la parole aux actes via approvisionnements et transferts. Les prochaines étapes incluront des visites et accords concrets. Reste à voir si d’autres pays rejoindront. Cela pourrait changer la donne pour la santé continentale, en rendant les médicaments accessibles et locaux. L’Algérie affirme son rôle de leader.

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